L'épilepsie touche 1% des Français

Selon une étude de la Fondation française de recherche sur l'épilepsie, 90% des personnes interrogées ont sous-estimé le nombre d'épileptiques en France. Ce trouble neurologique du cerveau touche environ 1% de la population française, dont la moitié ont moins de 20 ans. Et 50 millions de personnes dans le monde ont été touchées par l'épilepsie.

Il existe différents types de crises d'épilepsie

Il n'y a pas un type de crise d'épilepsie, mais différents types de crises:

  • Crises dites "généralisées". La crise "tonico-clonique généralisée" peut être spectaculaire mais est la moins courante. Il en résulte des cris, une chute, une perte de conscience, des tremblements de membres … Il existe également des "absences épileptiques", également classées dans la catégorie des crises généralisées: elles se traduisent par de courtes périodes de non-réactivité.
  • Crises partielles, dont les personnes atteintes d'épilepsie peuvent se souvenir ou non. Ils sont généralement associés à des symptômes visibles: vision, audition, langage, spasmes, picotements, engourdissements des membres …

Vous pouvez avoir l'épilepsie à tout âge

Bien que l'épilepsie n'ait rien à voir avec son âge, elle peut toucher à la fois les nourrissons et les personnes âgées.

Certains types de crises, cependant, ne sont observés que chez les enfants, tels que les spasmes infantiles. Ces spasmes ne durent que quelques secondes et peuvent disparaître pendant la croissance.

L'évolution de la maladie varie d'une personne à l'autre

Bien que certaines épilepsies bénignes puissent disparaître et permettre ainsi l’arrêt du traitement médicamenteux, d’autres épilepsies sont plus difficiles à traiter. Un suivi et un traitement pendant des années (voire la vie) sont nécessaires dans certains cas. Les formes plus graves d'épilepsie peuvent également être "résistantes" au traitement.

Nous avons parfois de mauvais réflexes en présence d'une personne en crise

l'association Epilepsie France rappelle qu'il y a certaines choses que vous ne pouvez pas faire pour aider une personne qui a eu une crise d'épilepsie. Des réflexes, qu'on aurait tendance à avoir, mais cela ne devrait pas être fait.

  • Ne transportez la personne pendant la crise que si elle est en danger direct (près d'une route, au sommet d'un escalier, près d'un plan d'eau, près d'un feu ou d'un radiateur en feu …)
  • Ne dérangez pas ses mouvements et essayez de ne pas les rabaisser. Avant d’intervenir, laissez la personne se rétablir et attendez que le temps de confusion soit écoulé.
  • Ne mettez rien dans la bouche (surtout pas les doigts!)
  • N'essayez pas de lui donner des médicaments avant la fin de la crise, ne lui donnez pas à boire

Bon à savoir: il n'est généralement pas nécessaire d'appeler un médecin, l'UAS ou un pompier lorsqu'il s'agit d'une personne connue sous le nom d'épilepsie, et que cette crise "suit son cours normal des événements".

L'épilepsie et le sport ne sont pas incompatibles (au contraire!)

Contrairement à la croyance populaire, le sport est un avantage pour les personnes atteintes d'épilepsie. Ce serait un intégrateur social efficace, qui se détacherait de la maladie et vivrait des moments forts pour reprendre confiance en lui et pour l'avenir. Pratiquer une activité sportive permet ainsi d'améliorer la santé et l'équilibre émotionnel des patients, c'est une solution thérapeutique complémentaire pour les traitements.

"Les patients atteints d'épilepsie peuvent pratiquer pratiquement tous les sports. Par conséquent, la surattention du patient envers eux-mêmes, son proche ou son médecin n'est plus appropriée et la communauté médicale est entièrement favorable au sport chez les personnes atteintes d'épilepsie" Dr Gilles Huberfeld du département de neurophysiologie clinique de l'hôpital Pitié Salpêtrière – épilepsie de la plasticité des enfants et du cerveau.

Vous devez choisir votre sport en fonction de votre "profil épileptique" et de vos envies. L’idée de la passion est d’autant plus importante que la clé est de suivre ses désirs et de réaliser ses rêves: lorsque nous nous concentrons sur quelque chose que nous aimons, notre cerveau est séparé de la maladie. C'est une sorte d'évasion pour le patient.

L'épilepsie peut être difficile à traiter

Les connaissances scientifiques sur cette maladie étant limitées, l'épilepsie reste difficile à traiter. Cependant, on sait que son origine est cérébrale et qu’elle est liée à des décharges au sein des réseaux de neurones.

Des chercheurs français, le CNRS, l’Inserm, l’Université d’Aix-Marseille et l’Equilibre Plus-HM ont mis au point un nouveau cerveau "virtuel" pouvant être adapté aux différents profils de patients existants. Ces progrès sont prometteurs car nous savons que pour de nombreux patients, certaines anomalies IRM sont invisibles. Ce "cerveau" permettrait ainsi de tester de nouveaux traitements.

Une opération pour l'épilepsie est possible dans certains cas

Les traitements antiépileptiques visent à supprimer les convulsions. Parfois, plusieurs études sur les traitements médicamenteux sont nécessaires avant de trouver celui qui convient le mieux à la personne atteinte d'épilepsie.

En général, l'épilepsie nécessite un traitement à long terme, dont les effets secondaires ne sont pas négligeables et ne disparaissent pas avec le temps. Les patients doivent apprendre la vie quotidienne avec cette maladie.

En plus des médicaments, il existe une opération pour traiter l'épilepsie. Mais ce traitement chirurgical reste limité: seule une partie des patients épileptiques peut s’inquiéter. Cette procédure, appelée cortectomie, implique le traitement du foyer épileptogène dans une partie spécifique du cerveau.

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